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Incertain GeLamBre

C A R T E L A L I I L A L E T R A C (palindrome)
May 12

L'élu; nouvelle inédite de Tahar DJAOUT

Lors de mon dernier voyage en Algérie, on m'a donné 4 feuilles dactylographiées et signées : Tahar DJAOUT.

Le titre mentionné est : L’ÉLU

 

D’après mes recherches, cette NOUVELLE de l’écrivain assassiné il y a 15 ans est INÉDITE !

 

Voici le début :

 

L’ÉLU

 

Vert, le jour que diffuse la serrure de ma chambre. Oh ! un vert -non ce n'est pas une illusion d’optique-, un vert surnaturel comme je n'en ai jamais vu dans mon existence. La lumière est aussi verte sur mes doigts. La seule chose qui reste à déterminer, c'est si je rêve ou non. Mais tout ce que je ressens en ce moment est trop décisif pour que l'hypothèse du rêve soit admissible. D'ailleurs, j'espère ardemment que ce soit un rêve ; car je pressens qu'un évènement catastrophique va bientôt se produire dans ce monde vert.

 

C'est la fin du monde. Je ne sais pas pourquoi cette hypothèse que j'ai émise il y a quelques minutes pour expliquer cette atmosphère étrange commence à acquérir l'ampleur d'une vérité. J'en suis certain maintenant, c'est bien la fin du monde. Je suis peut-être le seul rescapé. J'espère qu'il y en ait d'autres. Je vais bientôt pouvoir sortir.

 

Étrange ; le soleil ne s'est pas éteint. D'ailleurs, d'après les astronomes, il ne s'éteindra que dans cinq milliards d'années. Et hier encore l’astre, plus éclatant que jamais, m’avait fait rêver de canicule.

 

Dehors la lumière est plus criarde. Dès que je sors de chez moi, je suis saisi d'une terreur ... oui ... mystique. D'où suis-je sorti, déjà ? Je ne peux le dire. Aucune ville n'existe autour de moi. Aucune bâtisse humaine. Ville ... À peine suis-je entré dans ce monde sans immeubles, j'ai déjà la nostalgie des villes. Sont-elles donc le plus cher patrimoine des hommes ? Sur cette terre légèrement bosselée où je marche avait, en effet, existé une ville. Quel est son nom déjà ? Oui, je m'en souviens maintenant. Alger. Alger qu’on aime faire suivre d'adjectifs fort poétiques et fort flatteux. Je les ai tous oubliés, hormis un seul, celui qu'on emploie d'ailleurs si souvent que le nom de la ville a failli former avec cet adjectif un nom composé. Alger la blanche. La couleur me paraît maintenant étrange, ou, du moins, sans aucun sens pratique et visuel. Alger-la-Verte, devrait-on dire. Ou plutôt Éternité-Verte, car Alger n'existe pas. Mais je ne regrette pas Alger, parce que ce monde me paraît au moins aussi intéressant ... si ce n'est cette TERREUR. Oui, comment expliquer mon appréhension pour ce monde ?

 

... J'ai dépassé les monticules verts et je marche maintenant dans une étendue que laboure une géométrie incertaine. Tétraèdres jaunes, entrelacs polychromes de paraboles géantes ... J'avance dans une jungle d'arabesques absurdes dont les monticules menacent à chaque pas mon équilibre. Car j'ai peur de tomber. Et qui sait quel gouffre  -Ô Éternité- dissimulent les faces chatoyantes des cités fragiles ?

 

Pour la première fois vient de m'apparaître la source de ces lumières torturées. Le soleil existe toujours. Mais un drôle de soleil, en vérité. Dans le ciel fait d’une vapeur jaune, trône, se mouvant en des haut-le-corps successifs, une étrange boule verte. Je comprends maintenant pourquoi prédomine dans ce monde cette chlorophylle qui me fait penser à nos immenses forêts malgré l'absence totale de végétation sur la terre dénudée.

 

Maintenant que je vois le soleil, je peux me fixer une trajectoire. Tels nos bédouins (de jadis) qui s'orientent suivant une étoile fixée pour traverser le long océan de sable, je me laisserai guider par la boule vaporeuse dans ce monde de  couleurs.

 

***

 

Les ténèbres qui tombent tout à coup sur mon parcours me laissent un moment ébahi. Que dois-je faire ? Rester où je suis à attendre la réapparition prochaine de la lumière (ô fragilité des entrelacs multicolores !) ou marcher au risque de rompre une branche de parabole et de choir dans les gouffres interminables de l'Éternité ?

…………………….

 

DJAOUT-Tahar_Tussna-2008

 

ASSOCIATION CULTURELLE TUSSNA

15200 - AIN EL HAMMAM - TIZI OUZOU. ALGERIE

 

Email : tussna.asso@voila.fr Fax : 026.22.96.92.

15eme Anniversaire de l’Assassinat

du Poète - Écrivain - Journaliste

TAHAR DJAOUT

 

Du 17 au 23 Mai 2008

 

Programme

Samedi 17 mai 2008.

- Ouverture des festivités des 10 h - Maison de la Culture Mouloud MAMMERI

Exposition caricature de Mr Djamel LOUNIS. (Durant toute la semaine)

- 14h - 17h : Maison de la Culture Mouloud MAMMERI

« La poésie kabyle ancienne ». Conférence animée par Mohamed GHOBRINI.

 

Dimanche 18 mai 2008.

- 10h - 12h : Maison de la Culture Mouloud MAMMERI.

Lecture de textes par Mme Djoher AMHIS

- 14h - 17h : Maison de la Culture Mouloud MAMMERI.

Lecture et présentation du livre de T. DJAOUT « LES VIGILES ».

Communication par Mr GASMI.

 

Lundi 19 mai 2008.

- 10h - 12 - Maison de la Culture Mouloud MAMMERI.

Montage poétique par Brahim TAZAGHART (Poète –Écrivain)

- 14h - 16h - Auditorium Hasnaoua - Université Mouloud Mammeri

Rencontre débat Animé par le DR Amin ZAOUI (D.G bibliothèque nationale)

 

Mardi 20 mai 2008.

- 14h - 16h : Maison de la Culture Mouloud MAMMERI.

Conférence animée par Rachid BOUDJEDRA

 

Mercredi 21 mai 2008.

- 14h - 16h : Maison de la Culture Mouloud MAMMERI.

Communication animée par Mr Omar BELHOUCHET. (D. Journal ELWATAN)

 

jeudi 22 mai 2008.

- 10h-12 h - Maison de la Culture Mouloud MAMMERI

Montage poétique par Mme Halima LAMINE

- 14h-17h à la Maison de la Culture Mouloud MAMMERI

Communication animée par Mr Mohamed BALHI.

 

Vendredi 23 mai 2008.

- Dès 10 h rendez vous à OULKHOU. Recueillement.

- Réalisation d’une fresque par les peintres de la Maison de Jeunes de AIN EL HAMMAM.

 

Durant toute la semaine: exposition livres, tableaux de peinture.

 

 

May 05

Mon hommage à Germaine TILLION en vidéo

 
April 21

Conférence sur Apulée à Tizi-Ouzou par Paul MATTEÏ

 

 

Association Culturelle TUSSNA.

 

 

Conférence :

        Université Mouloud MAMMERI (Tizi-Ouzou).

 

                 LUNDI 05 MAI 2008 A 14H.

 

Apulée, un écrivain de Numidie (vers 125-vers 180)

 

 

Par : PAUL MATTEI

Professeur de langue et littérature latines

À l’Université Lyon 2.

 

APULEE_Lucius-Apuleius_125env-180env 

 

APULÉE : L'Âne d'or

 

EXTRAIT : Pythias , édile* à Hypata

 

(3) Cela fait, et mon bagage étant rangé dans ma chambre, je sortis pour me rendre aux bains. Mais je passai d'abord au marché, afin de me pourvoir d'un souper. (4) Il était splendidement approvisionné en poisson. Je marchandai; et ce qu'on m'avait fait cent écus, je l'eus pour vingt deniers. (5) Je sortais de ce lieu, quand je fis rencontre d'un certain Pythias qui avait été mon condisciple à Athènes. Il mit quelque temps à me reconnaître; puis me sautant au cou, il m'embrassa tendrement. (6) Qu'il y a longtemps que nous ne nous sommes vus, mon cher Lucius! sur ma parole, pas depuis que nous quittâmes les bancs et la cité de Minerve. (7) Et quel motif t'amène ici? Demain tu le sauras, lui répondis-je. Mais que vois-je? Il faut que je te félicite. Un train, des faisceaux! tout l'appareil de la magistrature! (8) Je suis édile, dit Pythias; j'ai la haute main sur les approvisionnements. As-tu quelqu'un à traiter? on pourra t'être utile. Je le remerciai de ses avances, ayant assez pour mon souper du poisson dont j'avais déjà fait emplette. (9) Mais Pythias avisant mon panier, se mit à secouer les poissons pour les mieux examiner: Combien as-tu payé cette drogue? -- Vingt deniers. C'est tout ce que j'ai pu faire que de les arracher à ce prix.

(I, 25, 1) À ces mots, il me prend brusquement par la main; et me ramenant dans le marché: Et à qui de ces gens-là as-tu acheté cette belle marchandise? (2) Je montrai du doigt un petit vieillard assis dans un coin. Mon homme alors les apostrophant du haut de son édilité: (3) Est-ce ainsi, vous autres, que vous rançonnez nos amis? Et des étrangers encore! Vendre à ce prix de pareil fretin! À force de surfaire, vous affamerez cette ville qui est la fleur de toute la Thessalie, et vous nous la rendrez déserte comme un rocher. (4) Mais prenez-y garde. Et toi, je vais t'apprendre comment les fripons sont menés sous mon administration. Répandant alors mon poisson sur le pavé, il ordonne à l'officier qui le suivait de marcher dessus, et d'écraser le tout sous ses pieds. (5) Après cet acte de vigueur, mon Pythias se tourne vers moi, et me dit: C'est un homme d'âge; il est assez puni par l'affront public que je lui ai fait.

(6) Tout ébahi de cette scène, et sans argent ni souper, grâce à l'officieuse intervention de mon habile homme d'ami, je me résigne à aller au bain. De là, plus lavé que restauré, je regagne le logis de Milon, et enfin ma chambre.

 

SOURCE : http://bcs.fltr.ucl.ac.be/Apul/meta0.html

 

* Un édile est un magistrat de l’administration municipale

 

edile-assassine_Caius-Arsius-Marcianus_GENEVE_2emeS_ph-djf.vd.ch

 

Stèle d'un édile assassiné.

April 14

Djamel ALLAM à RENNES, dimanche 20 Avril

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le Site de l'ACBB :
 
 
Vous écoutez une de ses chansons !
 
April 02

Ma Mère et Le salaire de la peur

 

 

À mon retour d’Algérie en 1972, ma mère m’a demandé si c’était comme dans le film "Le salaire de la peur". Elle avait été impressionnée par le dénuement des habitants et les risques pris par Yves MONTAND pour gagner sa pitance.

 

Et elle avait eu peur pour moi : la Guerre d’Algérie qui était finie depuis seulement 10 ans avait marqué son esprit. Pourtant, sa famille avait été épargnée (le seul cousin en âge d’être mobilisé s’est retrouvé cuisinier dans une "mechta" au sud de Sétif et là il nourrissait aussi bien les Français que les "Arabes" !

 

Elle avait bien tort de se soucier car la vie sur un piton de Kabylie était agréable. Et si la plupart des habitants étaient pauvres, ce n’étaient pas des miséreux . Quant à mon travail, il était fort agréable (mes élèves étaient assidus et respectueux).

Et si j’ai encouru quelques risques, c’est à l’occasion de loisirs : par exemple cette descente en 2 CV du col de Tirourda dans un brouillard à couper au couteau.

 

En son souvenir, je me suis amusé* à faire ce petit montage de présentation du film de Henri-Georges CLOUZOT :

( à voir ci-desous et chez Dailymotion)

 

MONTAND-Yves+VANEL-Charles

    Yves MONTAND et Charles VANEL

 

 

* (mais j’ai souffert car c’est mon 1er montage avec Vidéon)

 

 

  
EN SOUVENIR DE MA MÈRE (GéLamBre)
envoyé par GeLamBre
March 16

COMPLAINTE DE LA MAMAM DE MOULOUD FERAOUN

Si la fuite pouvait délivrer

 

 

Si la fuite pouvait délivrer

Moi je fuirais avec les oiseaux

 

Je laisserais derrière moi sept pays

Et encore sept mers

 

Mais puisque la mort me précède sur le chemin

Je m'en remets à Dieu

 

 

FERAOUN-Mere_si-la-fuite-pouvait-delivrer

 

 

Ce poème est l'une des 3 complaintes composées par Mme FERAOUN après la mort de son fils.

Cette femme qui est décédée à plus de 80 ans était née à la fin du 19ème siècle.

 

Ces courts textes ont été recueillis par Youssef NACIB et publiés dans l"Anthologie de la Poésie Kabyle"

 

NACIB-Youssef_anthologie-de-la-poesie-kabyle

 

February 09

Edmond Hervé, Maire de Rennes, à Sétif

Edmond Hervé, Maire de Rennes à Sétif : « Un socle pour la coopération des deux pays » 

 

 

En ce début de février 2008, l’actualité à Rennes c’est la réouverture du Théâtre National de Bretagne (TNB) après 3 ans de travaux, la grogne des caissières des grandes surfaces notamment Carrefour, et la candidature de Karim BOUDJEMA, tête de liste UMP pour les Elections Municipales face à Daniel DELAVEAU, dauphin de Monsieur Edmond HERVÉ (PS).

 

Maire depuis 31 ans, celui-ci ne se représente pas, mais il entend bien être encore actif notamment au niveau du Jumelage RENNES-SÉTIF : voici l’interview qu’il a accordée à El Watan lors de son récent voyage en Algérie.

 

 

Installé à la tête de la municipalité de Rennes depuis 1977, Edmond Hervé livre ses attentes à l’occasion de son déplacement à Sétif où il essayera de poser les jalons de l’acte II du jumelage Sétif-Rennes…

HERVE-Edmond_ph-el-watan

 

- Dans quel cadre s’inscrit cette visite ? Qu’apporte-t-elle aux deux agglomérations, d’autant qu’elle précède les élections municipales françaises pour lesquelles vous n’êtes pas candidat ?

 

 Je réponds à l’invitation du président de l’APC dans le cadre de la charte de jumelage Sétif-Rennes que j’ai signée le 24 avril 1982. Ce séjour est pour moi un symbole : ce sera mon dernier voyage en tant que maire et je veux montrer l’attachement de la ville de Rennes à Sétif et à l’Algérie. Je suis accompagné des personnes qui assurent la continuité. Moi-même, après les élections municipales françaises, je resterai impliqué dans les relations entre nos deux pays.

 

- Ne pensez-vous pas que le jumelage Rennes-Sétif n’est resté, 25 ans durant, qu’au stade des bonnes intentions ?

 

 Le principal dans un jumelage c’est l’échange, la compréhension, la volonté de rapprochement. Je suis heureux de constater que de 1981 à 2007, il y a eu, chaque année (à l’exception de 1991, 1992, 1993), des rencontres. Onze délégations rennaises se sont rendues à Sétif. A Rennes, c’est au cours de l’année 2003 – année de l’Algérie en France – que vous avez été les plus présents, il y a eu 17 réunions officielles.

 

- Votre deuxième visite à Aïn Fouara sera-t-elle le prélude à une coopération Nord-Sud des plus efficientes ?

 

 Je crois beaucoup à cette coopération. La relation entre les villes françaises et algériennes constitue le socle populaire des relations entre nos deux pays. Elle permet des approches concrètes.

 

- Quels sont les axes prioritaires devant donner un autre souffle aux relations entre les deux cités ?

 

 C’est l’objet des discussions avec les autorités que je rencontre ici. Le plus important me semble être l’accueil des jeunes, des étudiants. La coopération compte plusieurs volets : environnement, gestion municipale, culture, université, santé, transport…

 

- Après de longues années de mise en veilleuse, les dernières rencontres des scientifiques des universités Rennes I et Ferhat Abbas sont-elles le générateur de la relance ?

 

 J’ai été heureux d’accueillir, à Rennes, votre recteur et la délégation qui l’accompagnait. L’université de Rennes I peut compter sur des personnalités telles que le professeur Lahcène Ouahab. Je suis très optimiste quant à la capacité de coopération entre nos universités.

 

- Vous vous apprêtez, après plus de 31 ans de bons et loyaux services à la tête d’une aussi importante cité, à transmettre le témoin, peut-on connaître les faits saillants d’un aussi long et riche parcours ? Le parti socialiste a-t-il des chances de garder sous sa coupe la municipalité de la cité bretonne ?

 

 Je suis heureux d’avoir fait vivre une stratégie de développement global et assuré pour Rennes et sa communauté. S’il me faut citer plus précisément des réalisations : l’aménagement de quartiers, la construction de logements, la création du technopôle Rennes-Atalante, la richesse associative, la création de deux centres culturels islamiques au nom de la laïcité, la mise en circulation du métro, la politique de relations internationales… Bien qu’une élection ne soit pas jamais gagnée d’avance, j’ai toute confiance dans le candidat et l’équipe que je soutiens.

 

- La création de la maison d’Algérie à Rennes est-elle toujours d’actualité ?

 

 Rien n’empêche cette création. Pour l’instant, nous avons fait un choix : celui de la maison internationale à Rennes qui rassemble les très nombreuses associations à vocation internationale. La vie associative de vos compatriotes est très active, nos relations personnelles et institutionnelles excellentes.

 

 

K. Beniaiche, El Watan   3 février 2008

 

RENNES_Square-Setif

Autres articles sur le jumelage Rennes-Sétif

 

January 04

DE LA PAROLE AU GESTE

 

 

En ces premiers jours de l’Année 2008, nous avons envoyé nos vœux :

 

BONHEUR

SANTÉ

RÉUSSITE

ARGENT

ET

AMOUR.

 

 

Mais nous sommes-nous demandé ce que nos correspondants attendent de nous :

 

  • Une présence pour rompre leur solitude ?
  • Un service pour aménager leur lieu de vie ?
  • Un loisir pour vaincre la monotonie des jours ?

 

 

Les choses les plus anodines ne sont pas forcément sans importance.

 

Un exemple : la distribution de la presse en prison.

Récemment, notre journal local donnait le témoignage de détenus qui reçoivent gratuitement ce quotidien :

 

« Ouest-France m’a guéri. Je croyais que tout le monde m’en voulait, que je n’intéressais personne. Un jour, dans ma cellule, on m’a donné le journal. J’ai su alors que quelqu’un pensait à moi. Cela m’a réconcilié avec les autres. »

 

« Avec l’accès aux petites-annonces emplois du samedi, le journal peut devenir un acteur de réinsertion réussie. »

 

« Le journal, c’est une fenêtre ouverte sur la société, sur les évènements de la région.»

 

 

Alors, je dois me poser la question : « Y a-t-il un geste à faire pour Tel ou Telle ? » et passer à l’action.

November 19

PARDON DU PEU QUE LES MOTS PEUVENT

 

 

Pardon, Gens de Madrid, pour le silence de mes frères.

 

Du froid qui descend sur les cœurs, de ce froid, j’ai peur.

 

Peu subsiste en moi : tessons de colère, lambeaux de passion, escarbilles de joie.

 

Que "d’entres" ! Mais tout cela donne un être vivant, pas plus !

 

Les voiles se dressent encore sur mon itinéraire. Liberté de

 

Mots et de mouvement : miracles au détriment des tyrans.

 

Peuvent-ils venir à bout de ce mal arrogant : l’indifférence ?

 

 

GéLamBre 18 novembre 2007

(d’après les mots de Abdellatif Laâbi)

 

 

 

Laabi_(FES)

   

LAABI-Abdellatif

 

MADRID_attentat-2004-03-11_ph-plusnews.fr

 

MADRID_attentat_ph-play.m0k.org

September 02

Chérif KHEDDAM, interview, partition et vidéo.

 

 

 

Interview de Chérif Kheddam

 

 

Êtes-vous l’auteur et le compositeur de toutes vos chansons ?

 

Oui. Absolument.

 

C’était plutôt singulier à l’époque qu’un autodidacte se lance dans l’écriture musicale ?

 

Lorsque j’ai eu les premiers contacts avec des musiciens professionnels, je ne connaissais encore rien du langage musical et je venais de découvrir que la musique pouvait s’écrire. J’avais ressenti immédiatement cette insuffisance comme un handicap. Quand on m’a parlé des droits d’auteur, je ne savais pas non plus comment m’y prendre pour déclarer mes œuvres à la SACEM, dont j’ignorais l’existence. On m’a alors conseillé d’écrire la musique. J’ai aussitôt cherché un professeur de solfège en parcourant, au hasard, les annonces d’un magasin d’instruments de musique. J’avais 28 ans.

 

 

Dans une seconde étape de votre parcours en 1962, vous vous êtes quelque peu dévié de la chansonnette de vos débuts qui a pourtant marqué son temps avec beaucoup de succès, comme Nadia, pour passer à un stade de composition plus élaboré. Pourquoi cette évolution ?

 

« Je voulais tenter une expérience nouvelle pour traduire un peu sur le plan pratique mes quelques connaissances, en vue d’enrichir les thèmes, avec un apport d’instruments modernes et en employant une polyphonie. Du reste, cette initiative hasardeuse n’était pas du tout du goût de la maison de disques qui, au niveau des coûts, devait faire appel à de plus grands orchestres. Cela a d’ailleurs suscité des frictions avec le responsable de la production à l’idée d’un succès commercial incertain.

 

J’ai dû, à cet égard, encaisser maintes fois des remarques désobligeantes du style : «Quoi, tu veux te prendre pour Mozart ou Beethoven !» ou bien : «Pendant que les gens marchent à pied, toi tu veux faire du 100 à l’heure !»

 

Mais de mon côté, je me suis entêté à poursuivre mon idée jusqu’au bout, quitte à arriver à une rupture du contrat. En effet, il faut dire qu’il y avait une certaine réticence du public de l’époque qui n’avait pas le même niveau de connaissances générales que maintenant. Il avait du mal à accepter le changement, en manifestant moins d’engouement pour le nouveau genre. L’éducation de l’oreille vient progressivement avec le temps. »

 

 

Interview réalisée en 2002.

 

En intégralité sur :

http://amalouahcene.musicblog.fr/423053/Interview-avec-Cherif-Kheddam/

 

 

Ay Akal, TERRE NATALE (Chérif KHEDDAM) paroles

 

 

Oh ! Pays où nous sommes nés

Tu es un pays de neige et d’air pur

Nous sommes ta seule famille

T’aimer est un devoir

Nous t'adressons chaque jour notre salut

Nous en appelons à toi de toutes parts

 

Au pied de ton figuier et de ton olivier

Il est bon s'asseoir

Heureux le coeur qui te voit

Vallées ou montagnes

Tu es pays de soleil et de lumière

Dans la paix nous reviendrons à toi

 

Entre les frênes et les ormes

Soleil et douce brise

Grâce à toi le malade recouvre la santé

On vient vers toi de partout

T'oublier jamais

Toi qui nous as élevés

 

Terre d'où nous avons poussé

Il n'y en a point deux comme toi

Que nos aïeux ont labourée

Que ce soit ravin ou pente

Il faut le répéter à

Ceux qui veulent la voir

 

Traduction Tassadit YACINE

 

  

August 01

La tête dans les étoiles

 

L’été est propice à l’observation du ciel. Alors merci à Hubert REEVES pour ces informations :

 

« Si les constellations du Sagittaire et du Scorpion ne sont visibles que durant une partie de l'été en France métropolitaine, celles de la Grande Ourse ou de Cassiopée sont observables tout au long de l'année. Mi-­juillet, deux à trois heures après le coucher du Soleil, alors que les étoiles envahissent le bol nocturne, vous retrouverez la Grande Ourse au-dessus de l'horizon nord-ouest. (Sur notre carte, la superposition du dessin de cette figure céleste permet de reconnaître l'animal qu'elle est censée représenter.)

 

Pourtant, l'usage a réduit la Grande Ourse à une portion de cet ensemble, surnommée la Casserole ou le Chariot. L’usage, et la nécessité, car, dans un ciel de plus en plus dégradé par la pollution lumineuse, seules les sept étoiles avec lesquelles on trace la Casserole sont encore repérables en milieu urbain.

 

Placées sur le manche de cet ustensile astronomique, les étoiles Alcor et Mizar forment une étoile double visible à l'oeil nu et aux jumelles. …

 

De l'autre côté de la Casserole, dans l'espace qui sépare la Grande de la Petite Ourse, un autre couple galactique apparent fait le régal des observateurs amateurs: M81 et M 82 sont déjà visibles aux jumelles dans un ciel bien noir et un télescope de 200 mm de diamètre montre ces deux splendides galaxies côte à côte.

 

Toujours visible dans le ciel européen, la Grande Ourse peut vous servir de table d'orientation. La flèche ajoutée sur notre carte permettent de repérer plus facilement l'étoile Polaire. L'étoile Polaire n'est malheureusement plus observable à l'oeil nu au centre des plus grandes métropoles, mais, partout ailleurs, une fois que vous l'aurez identifiée, vous connaîtrez la direction du nord géographique qu'elle domine exactement. Au cours de la nuit, tous les astres don