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June 10 Mouloud FERAOUN et Pierre MARTIN, deux humanistes
Pierre MARTIN, né à Chartres en 1912, est décédé voilà bientôt 10 ans. Essayons de mieux connaître l’auteur de "En Kabylie, dans les tranchées de la paix"
VOICI DES EXTRAITS DE L’ÉLOGE DE MALICK M’BAYE :
"Il est des êtres humains auxquels le destin réserve un sort exceptionnel : Pierre Martin est de ceux là, toute sa vie a été consacrée à la paix et à l'amitié entre les peuples. Avec lui, c'est une grande figure du pacifisme et du mondialisme qui vient de s'éteindre à Grasse, le 22 juin 1998. Ce siècle avait douze ans, lorsqu'il vit le jour à Chartres en Eure et Loir."
…
"En 1947, en sa qualité de pionnier du Service Civil International, Pierre foule pour la première fois la terre africaine, pour diriger en Kabylie un chantier de développement communautaire. C'est au cours de ce chantier, qu'il fait la connaissance de Mouloud Feraoun, instituteur dans un village voisin. Cette rencontre a permis à Mouloud de publier son premier roman "Le fils du pauvre". Après cette riche expérience, dont le récit est relaté dans son premier ouvrage "En Kabylie, dans les tranchées de la paix", publié à Beyrouth en 1953, l'UNESCO lui confie une mission d'éducation de base auprès des réfugiés palestiniens dans la bande de Gaza, en Egypte et en Jordanie.
Lui à qui le Mahatma Gandhi avait écrit que, s'il était résolu à agir dans l'esprit de la non-violence, il se devait de la pratiquer, là où il se trouvait : en se débarrassant de la peur et en luttant sans relâche contre toutes les formes d'injustice/ Plus il approfondissait la pratique de la non-violence, plus il souhaitait rencontrer Gandhi. C'est ainsi qu'en 1948, il entreprend de rallier l'Inde et enfourche sa bicyclette "Gertrude". C'est en Libye, qu'il apprend qu'une violence fanatique venait de ravir la vie du Mahatma. Gandhi, l'apôtre de la non-violence est assassiné.
Il rebrousse chemin et décide de s'installer en Algérie pour se consacrer à l'enseignement. Il demande et obtient un poste d'instituteur dans l'Ouarsénis, pour appliquer les méthodes de l'éducation intégrale. Peu de temps après le tremblement de terre d'Orléansville (actuellement Chlef) en 1954, Pierre est interdit de séjour en Algérie, il se retrouve en France et rencontre Louis Lecoin. Ensemble, ils créent le journal pacifiste "Liberté" et collaborent trois années durant à son animation. Cette précieuse collaboration conduira quelques années après, à la législation de l'objection de conscience."
…
" Pierre Martin était convaincu que la paix dans le monde passe par une véritable solidarité fraternelle entre les peuples. Les ressources de son amitié et l'éclat de sa douce voix prolongent en notre vive mémoire leurs inépuisables échos. Grand humaniste laïque, il restera toujours vivant par la constance de son engagement. "
Malick M'Baye Fonctionnaire International à l'UNESCO.
VOICI MAINTENANT, EN CONTREPOINT, L’ÉLOGE DE PIERRE MARTIN À MOULOUD FERAOUN EN 1962 :
"Édité aux éditions du Seuil, Mouloud FERAOUN recevait le Prix Populiste. Irait-il à Paris recevoir son prix ? Ce fut un grand sujet d’embarras. J’étais alors chez lui où il m’accueillait fraternellement quand j’avais besoin de repos. Sa femme et sa fille, qui était alors son élève à l’école, étaient plutôt favorables, mais cette expédition ne l’emballait pas. Il convenait qu’il était casanier, et, au faîte des honneurs, il préférait — non sans sagesse — rester dans sa petite école près de son village natal plutôt que prendre une direction à Alger que l’inspecteur venait le solliciter d’accepter.
Finalement, Feraoun se décide et par avion vient recevoir la consécration parisienne : interviews, cocktails de presse… On le récupère pour l’emmener se reposer dans la banlieue de Paris chez des amis du Service civil international. Il raconte avec beaucoup de verve toutes ses mésaventures, mais cela ne lui a pas monté a la tête ; toujours aussi simple et aussi modeste, il va reprendre sa tâche humble d’instituteur sur la montagne kabyle. Je ne devais revoir Mouloud Feraoun qu’à la fin de l’été 1954. Il m’emmène voir les ruines de son village natal brûlé par les troupes françaises. On passe en revue la liste des amis qui manquent : tués ou au maquis. Lui, l’homme de paix, homme de non-violence, humaniste et pacifiste comme Albert Camus qu’il admirait et aimait, était ulcéré. Il refusait de s’engager dans un camp ou dans l’autre si c’était pour défendre sa cause, les armes à la main. Son attachement à la cause de son peuple n’en était que plus profond : il ne voulait pas souiller cette cause dans le sang de ses adversaires.
Il avait finalement accepté un poste à Alger : la vie y semblait alors plus calme qu’en Kabylie, sa fille allait à l’Ecole normale et son aîné allait commencer au lycée. C’est alors qu’il put s’engager à fond dans les Centres sociaux, une des plus généreuses et des plus fructueuses initiatives de ces six dernières années en Algérie. Prenant la succession du Service civil international qui avait été interdit par les autorités, musulmans et Européens s’y donnaient d’un seul cœur pour l’amélioration, en dépit de la guerre, du niveau de vie des classes les plus défavorisées. Déjà, voici quatre ans, les parachutistes de Massu avaient arrêté les animatrices et torturé odieusement — c’était la première fois que des femmes étaient torturées — une jeune fille, Nelly Forget, l’assistante sociale-chef, qui venait de subir un pneumothorax, et ses compagnes musulmanes.
Envoyé dans les maquis kabyles pour un des premiers sondages en vue du cessez-le-feu, je demandai à Mouloud Feraoun de m’accompagner. « Non, répondit-il. Je souhaite vivement que tu réussisses. Moi j’ai peur. C’est bon pour toi des aventures comme ça. » Cher Mouloud, combien ton courage avait plus de puissance ! Depuis des mois, il vivait hanté par la mort, sachant qu’après avoir été mal vu du FLN il était maintenant visé par l’OAS… Récemment, il avait été grièvement blessé dans une ratonnade, il venait de se rétablir et c’était probablement sa première sortie lorsqu’il partit à cette réunion de travail où on l’abattit. Des amis lui avait proposé un havre à l’étranger où il pourrait attendre la fin de la tempête de violence qui déferlait sur son pays, mais il ne voulait pas déserter son travail : il est mort victime de son dévouement à ses semblables.
Demain l’Algérie honorera son martyre et il y aura à Alger ou à Tizi-Ouzou une université Mouloud Feraoun. Puissent les étudiants de demain se rappeler qu’il était non seulement un homme de culture mais — ce qui est non moins appréciable — un homme de cœur qui, pendant que la haine dévorait son pays, travaillait inlassablement à la fraternité humaine."
Pierre Martin, juin 1962
May 12 L'élu; nouvelle inédite de Tahar DJAOUTLors de mon dernier voyage en Algérie, on m'a donné 4 feuilles dactylographiées et signées : Tahar DJAOUT. Le titre mentionné est : L’ÉLU
D’après mes recherches, cette NOUVELLE de l’écrivain assassiné il y a 15 ans est INÉDITE !
Voici le début :
L’ÉLU
Vert, le jour que diffuse la serrure de ma chambre. Oh ! un vert -non ce n'est pas une illusion d’optique-, un vert surnaturel comme je n'en ai jamais vu dans mon existence. La lumière est aussi verte sur mes doigts. La seule chose qui reste à déterminer, c'est si je rêve ou non. Mais tout ce que je ressens en ce moment est trop décisif pour que l'hypothèse du rêve soit admissible. D'ailleurs, j'espère ardemment que ce soit un rêve ; car je pressens qu'un évènement catastrophique va bientôt se produire dans ce monde vert.
C'est la fin du monde. Je ne sais pas pourquoi cette hypothèse que j'ai émise il y a quelques minutes pour expliquer cette atmosphère étrange commence à acquérir l'ampleur d'une vérité. J'en suis certain maintenant, c'est bien la fin du monde. Je suis peut-être le seul rescapé. J'espère qu'il y en ait d'autres. Je vais bientôt pouvoir sortir.
Étrange ; le soleil ne s'est pas éteint. D'ailleurs, d'après les astronomes, il ne s'éteindra que dans cinq milliards d'années. Et hier encore l’astre, plus éclatant que jamais, m’avait fait rêver de canicule.
Dehors la lumière est plus criarde. Dès que je sors de chez moi, je suis saisi d'une terreur ... oui ... mystique. D'où suis-je sorti, déjà ? Je ne peux le dire. Aucune ville n'existe autour de moi. Aucune bâtisse humaine. Ville ... À peine suis-je entré dans ce monde sans immeubles, j'ai déjà la nostalgie des villes. Sont-elles donc le plus cher patrimoine des hommes ? Sur cette terre légèrement bosselée où je marche avait, en effet, existé une ville. Quel est son nom déjà ? Oui, je m'en souviens maintenant. Alger. Alger qu’on aime faire suivre d'adjectifs fort poétiques et fort flatteux. Je les ai tous oubliés, hormis un seul, celui qu'on emploie d'ailleurs si souvent que le nom de la ville a failli former avec cet adjectif un nom composé. Alger la blanche. La couleur me paraît maintenant étrange, ou, du moins, sans aucun sens pratique et visuel. Alger-la-Verte, devrait-on dire. Ou plutôt Éternité-Verte, car Alger n'existe pas. Mais je ne regrette pas Alger, parce que ce monde me paraît au moins aussi intéressant ... si ce n'est cette TERREUR. Oui, comment expliquer mon appréhension pour ce monde ?
... J'ai dépassé les monticules verts et je marche maintenant dans une étendue que laboure une géométrie incertaine. Tétraèdres jaunes, entrelacs polychromes de paraboles géantes ... J'avance dans une jungle d'arabesques absurdes dont les monticules menacent à chaque pas mon équilibre. Car j'ai peur de tomber. Et qui sait quel gouffre -Ô Éternité- dissimulent les faces chatoyantes des cités fragiles ?
Pour la première fois vient de m'apparaître la source de ces lumières torturées. Le soleil existe toujours. Mais un drôle de soleil, en vérité. Dans le ciel fait d’une vapeur jaune, trône, se mouvant en des haut-le-corps successifs, une étrange boule verte. Je comprends maintenant pourquoi prédomine dans ce monde cette chlorophylle qui me fait penser à nos immenses forêts malgré l'absence totale de végétation sur la terre dénudée.
Maintenant que je vois le soleil, je peux me fixer une trajectoire. Tels nos bédouins (de jadis) qui s'orientent suivant une étoile fixée pour traverser le long océan de sable, je me laisserai guider par la boule vaporeuse dans ce monde de couleurs.
***
Les ténèbres qui tombent tout à coup sur mon parcours me laissent un moment ébahi. Que dois-je faire ? Rester où je suis à attendre la réapparition prochaine de la lumière (ô fragilité des entrelacs multicolores !) ou marcher au risque de rompre une branche de parabole et de choir dans les gouffres interminables de l'Éternité ?
…………………….
ASSOCIATION CULTURELLE TUSSNA 15200 - AIN EL HAMMAM - TIZI OUZOU. ALGERIE
Email : tussna.asso@voila.fr Fax : 026.22.96.92. 15eme Anniversaire de l’Assassinat du Poète - Écrivain - Journaliste TAHAR DJAOUT
Du 17 au 23 Mai 2008
ProgrammeSamedi 17 mai 2008. - Ouverture des festivités des 10 h - Maison de la Culture Mouloud MAMMERI Exposition caricature de Mr Djamel LOUNIS. (Durant toute la semaine) - 14h - 17h : Maison de la Culture Mouloud MAMMERI « La poésie kabyle ancienne ». Conférence animée par Mohamed GHOBRINI.
Dimanche 18 mai 2008. - 10h - 12h : Maison de la Culture Mouloud MAMMERI. Lecture de textes par Mme Djoher AMHIS - 14h - 17h : Maison de la Culture Mouloud MAMMERI. Lecture et présentation du livre de T. DJAOUT « LES VIGILES ». Communication par Mr GASMI.
Lundi 19 mai 2008. - 10h - 12 - Maison de la Culture Mouloud MAMMERI. Montage poétique par Brahim TAZAGHART (Poète –Écrivain) - 14h - 16h - Auditorium Hasnaoua - Université Mouloud Mammeri Rencontre débat Animé par le DR Amin ZAOUI (D.G bibliothèque nationale)
Mardi 20 mai 2008. - 14h - 16h : Maison de la Culture Mouloud MAMMERI. Conférence animée par Rachid BOUDJEDRA
Mercredi 21 mai 2008. - 14h - 16h : Maison de la Culture Mouloud MAMMERI. Communication animée par Mr Omar BELHOUCHET. (D. Journal ELWATAN)
jeudi 22 mai 2008. - 10h-12 h - Maison de la Culture Mouloud MAMMERI Montage poétique par Mme Halima LAMINE - 14h-17h à la Maison de la Culture Mouloud MAMMERI Communication animée par Mr Mohamed BALHI.
Vendredi 23 mai 2008. - Dès 10 h rendez vous à OULKHOU. Recueillement. - Réalisation d’une fresque par les peintres de la Maison de Jeunes de AIN EL HAMMAM.
Durant toute la semaine: exposition livres, tableaux de peinture.
April 21 Conférence sur Apulée à Tizi-Ouzou par Paul MATTEÏ
Association Culturelle TUSSNA.
Conférence : Université Mouloud MAMMERI (Tizi-Ouzou).
LUNDI 05 MAI 2008 A 14H.
Apulée, un écrivain de Numidie (vers 125-vers 180)
Par : PAUL MATTEI Professeur de langue et littérature latinesÀ l’Université Lyon 2.
APULÉE : L'Âne d'or
EXTRAIT : Pythias , édile* à Hypata
… (3) Cela fait, et mon bagage étant rangé dans ma chambre, je sortis pour me rendre aux bains. Mais je passai d'abord au marché, afin de me pourvoir d'un souper. (4) Il était splendidement approvisionné en poisson. Je marchandai; et ce qu'on m'avait fait cent écus, je l'eus pour vingt deniers. (5) Je sortais de ce lieu, quand je fis rencontre d'un certain Pythias qui avait été mon condisciple à Athènes. Il mit quelque temps à me reconnaître; puis me sautant au cou, il m'embrassa tendrement. (6) Qu'il y a longtemps que nous ne nous sommes vus, mon cher Lucius! sur ma parole, pas depuis que nous quittâmes les bancs et la cité de Minerve. (7) Et quel motif t'amène ici? Demain tu le sauras, lui répondis-je. Mais que vois-je? Il faut que je te félicite. Un train, des faisceaux! tout l'appareil de la magistrature! (8) Je suis édile, dit Pythias; j'ai la haute main sur les approvisionnements. As-tu quelqu'un à traiter? on pourra t'être utile. Je le remerciai de ses avances, ayant assez pour mon souper du poisson dont j'avais déjà fait emplette. (9) Mais Pythias avisant mon panier, se mit à secouer les poissons pour les mieux examiner: Combien as-tu payé cette drogue? -- Vingt deniers. C'est tout ce que j'ai pu faire que de les arracher à ce prix. (I, 25, 1) À ces mots, il me prend brusquement par la main; et me ramenant dans le marché: Et à qui de ces gens-là as-tu acheté cette belle marchandise? (2) Je montrai du doigt un petit vieillard assis dans un coin. Mon homme alors les apostrophant du haut de son édilité: (3) Est-ce ainsi, vous autres, que vous rançonnez nos amis? Et des étrangers encore! Vendre à ce prix de pareil fretin! À force de surfaire, vous affamerez cette ville qui est la fleur de toute la Thessalie, et vous nous la rendrez déserte comme un rocher. (4) Mais prenez-y garde. Et toi, je vais t'apprendre comment les fripons sont menés sous mon administration. Répandant alors mon poisson sur le pavé, il ordonne à l'officier qui le suivait de marcher dessus, et d'écraser le tout sous ses pieds. (5) Après cet acte de vigueur, mon Pythias se tourne vers moi, et me dit: C'est un homme d'âge; il est assez puni par l'affront public que je lui ai fait. (6) Tout ébahi de cette scène, et sans argent ni souper, grâce à l'officieuse intervention de mon habile homme d'ami, je me résigne à aller au bain. De là, plus lavé que restauré, je regagne le logis de Milon, et enfin ma chambre. …
SOURCE : http://bcs.fltr.ucl.ac.be/Apul/meta0.html
* Un édile est un magistrat de l’administration municipale
Stèle d'un édile assassiné. April 14 Djamel ALLAM à RENNES, dimanche 20 AvrilPour en savoir plus, rendez-vous sur le Site de l'ACBB :
Vous écoutez une de ses chansons !
April 02 Ma Mère et Le salaire de la peur
À mon retour d’Algérie en 1972, ma mère m’a demandé si c’était comme dans le film "Le salaire de la peur". Elle avait été impressionnée par le dénuement des habitants et les risques pris par Yves MONTAND pour gagner sa pitance.
Et elle avait eu peur pour moi : la Guerre d’Algérie qui était finie depuis seulement 10 ans avait marqué son esprit. Pourtant, sa famille avait été épargnée (le seul cousin en âge d’être mobilisé s’est retrouvé cuisinier dans une "mechta" au sud de Sétif et là il nourrissait aussi bien les Français que les "Arabes" !
Elle avait bien tort de se soucier car la vie sur un piton de Kabylie était agréable. Et si la plupart des habitants étaient pauvres, ce n’étaient pas des miséreux . Quant à mon travail, il était fort agréable (mes élèves étaient assidus et respectueux). Et si j’ai encouru quelques risques, c’est à l’occasion de loisirs : par exemple cette descente en 2 CV du col de Tirourda dans un brouillard à couper au couteau.
En son souvenir, je me suis amusé* à faire ce petit montage de présentation du film de Henri-Georges CLOUZOT : ( à voir ci-desous et chez Dailymotion)
Yves MONTAND et Charles VANEL
* (mais j’ai souffert car c’est mon 1er montage avec Vidéon)
March 16 COMPLAINTE DE LA MAMAM DE MOULOUD FERAOUNSi la fuite pouvait délivrer
Si la fuite pouvait délivrer Moi je fuirais avec les oiseaux
Je laisserais derrière moi sept pays Et encore sept mers
Mais puisque la mort me précède sur le chemin Je m'en remets à Dieu
Ce poème est l'une des 3 complaintes composées par Mme FERAOUN après la mort de son fils. Cette femme qui est décédée à plus de 80 ans était née à la fin du 19ème siècle.
Ces courts textes ont été recueillis par Youssef NACIB et publiés dans l"Anthologie de la Poésie Kabyle"
February 09 Edmond Hervé, Maire de Rennes, à SétifEdmond Hervé, Maire de Rennes à Sétif : « Un socle pour la coopération des deux pays »
En ce début de février 2008, l’actualité à Rennes c’est la réouverture du Théâtre National de Bretagne (TNB) après 3 ans de travaux, la grogne des caissières des grandes surfaces notamment Carrefour, et la candidature de Karim BOUDJEMA, tête de liste UMP pour les Elections Municipales face à Daniel DELAVEAU, dauphin de Monsieur Edmond HERVÉ (PS).
Maire depuis 31 ans, celui-ci ne se représente pas, mais il entend bien être encore actif notamment au niveau du Jumelage RENNES-SÉTIF : voici l’interview qu’il a accordée à El Watan lors de son récent voyage en Algérie.
Installé à la tête de la municipalité de Rennes depuis 1977, Edmond Hervé livre ses attentes à l’occasion de son déplacement à Sétif où il essayera de poser les jalons de l’acte II du jumelage Sétif-Rennes…
- Dans quel cadre s’inscrit cette visite ? Qu’apporte-t-elle aux deux agglomérations, d’autant qu’elle précède les élections municipales françaises pour lesquelles vous n’êtes pas candidat ?
Je réponds à l’invitation du président de l’APC dans le cadre de la charte de jumelage Sétif-Rennes que j’ai signée le 24 avril 1982. Ce séjour est pour moi un symbole : ce sera mon dernier voyage en tant que maire et je veux montrer l’attachement de la ville de Rennes à Sétif et à l’Algérie. Je suis accompagné des personnes qui assurent la continuité. Moi-même, après les élections municipales françaises, je resterai impliqué dans les relations entre nos deux pays.
- Ne pensez-vous pas que le jumelage Rennes-Sétif n’est resté, 25 ans durant, qu’au stade des bonnes intentions ?
Le principal dans un jumelage c’est l’échange, la compréhension, la volonté de rapprochement. Je suis heureux de constater que de 1981 à 2007, il y a eu, chaque année (à l’exception de 1991, 1992, 1993), des rencontres. Onze délégations rennaises se sont rendues à Sétif. A Rennes, c’est au cours de l’année 2003 – année de l’Algérie en France – que vous avez été les plus présents, il y a eu 17 réunions officielles.
- Votre deuxième visite à Aïn Fouara sera-t-elle le prélude à une coopération Nord-Sud des plus efficientes ?
Je crois beaucoup à cette coopération. La relation entre les villes françaises et algériennes constitue le socle populaire des relations entre nos deux pays. Elle permet des approches concrètes.
- Quels sont les axes prioritaires devant donner un autre souffle aux relations entre les deux cités ?
C’est l’objet des discussions avec les autorités que je rencontre ici. Le plus important me semble être l’accueil des jeunes, des étudiants. La coopération compte plusieurs volets : environnement, gestion municipale, culture, université, santé, transport…
- Après de longues années de mise en veilleuse, les dernières rencontres des scientifiques des universités Rennes I et Ferhat Abbas sont-elles le générateur de la relance ?
J’ai été heureux d’accueillir, à Rennes, votre recteur et la délégation qui l’accompagnait. L’université de Rennes I peut compter sur des personnalités telles que le professeur Lahcène Ouahab. Je suis très optimiste quant à la capacité de coopération entre nos universités.
- Vous vous apprêtez, après plus de 31 ans de bons et loyaux services à la tête d’une aussi importante cité, à transmettre le témoin, peut-on connaître les faits saillants d’un aussi long et riche parcours ? Le parti socialiste a-t-il des chances de garder sous sa coupe la municipalité de la cité bretonne ?
Je suis heureux d’avoir fait vivre une stratégie de développement global et assuré pour Rennes et sa communauté. S’il me faut citer plus précisément des réalisations : l’aménagement de quartiers, la construction de logements, la création du technopôle Rennes-Atalante, la richesse associative, la création de deux centres culturels islamiques au nom de la laïcité, la mise en circulation du métro, la politique de relations internationales… Bien qu’une élection ne soit pas jamais gagnée d’avance, j’ai toute confiance dans le candidat et l’équipe que je soutiens.
- La création de la maison d’Algérie à Rennes est-elle toujours d’actualité ?
Rien n’empêche cette création. Pour l’instant, nous avons fait un choix : celui de la maison internationale à Rennes qui rassemble les très nombreuses associations à vocation internationale. La vie associative de vos compatriotes est très active, nos relations personnelles et institutionnelles excellentes.
K. Beniaiche, El Watan 3 février 2008
Autres articles sur le jumelage Rennes-Sétif
January 04 DE LA PAROLE AU GESTE
En ces premiers jours de l’Année 2008, nous avons envoyé nos vœux :
BONHEUR SANTÉ RÉUSSITE ARGENT … ET AMOUR.
Mais nous sommes-nous demandé ce que nos correspondants attendent de nous :
Les choses les plus anodines ne sont pas forcément sans importance.
Un exemple : la distribution de la presse en prison. Récemment, notre journal local donnait le témoignage de détenus qui reçoivent gratuitement ce quotidien :
« Ouest-France m’a guéri. Je croyais que tout le monde m’en voulait, que je n’intéressais personne. Un jour, dans ma cellule, on m’a donné le journal. J’ai su alors que quelqu’un pensait à moi. Cela m’a réconcilié avec les autres. »
« Avec l’accès aux petites-annonces emplois du samedi, le journal peut devenir un acteur de réinsertion réussie. »
« Le journal, c’est une fenêtre ouverte sur la société, sur les évènements de la région.»
Alors, je dois me poser la question : « Y a-t-il un geste à faire pour Tel ou Telle ? » et passer à l’action. November 19 PARDON DU PEU QUE LES MOTS PEUVENT
Pardon, Gens de Madrid, pour le silence de mes frères.
Du froid qui descend sur les cœurs, de ce froid, j’ai peur.
Peu subsiste en moi : tessons de colère, lambeaux de passion, escarbilles de joie.
Que "d’entres" ! Mais tout cela donne un être vivant, pas plus !
Les voiles se dressent encore sur mon itinéraire. Liberté de
Mots et de mouvement : miracles au détriment des tyrans.
Peuvent-ils venir à bout de ce mal arrogant : l’indifférence ?
(d’après les mots de Abdellatif Laâbi)
September 02 Chérif KHEDDAM, interview, partition et vidéo.
Interview de Chérif Kheddam
Êtes-vous l’auteur et le compositeur de toutes vos chansons ?
Oui. Absolument.
C’était plutôt singulier à l’époque qu’un autodidacte se lance dans l’écriture musicale ?
Lorsque j’ai eu les premiers contacts avec des musiciens professionnels, je ne connaissais encor |